Après une première étape à Mopti, le Sahel Institute for Democracy and Governance a poursuivi, à Tombouctou, sa mobilisation de la jeunesse contre la désinformation, dans le cadre d’une nouvelle phase de son projet « Jeunes informés, citoyens engagés : piliers de la démocratie malienne », mis en œuvre en partenariat avec le National Endowment for Democracy (NED).
Dans la Cité des 333 Saints, l’organisation a conduit deux activités principales. Vingt jeunes leaders ont été formés à la pensée critique et aux techniques de fact-checking, tandis que vingt autres ont été sensibilisés aux risques liés à la désinformation, notamment sur les réseaux sociaux.
Selon le Sahel Institute for Democracy and Governance, ces actions visaient à doter les jeunes de compétences leur permettant d’identifier et de vérifier les informations, dans un contexte marqué par la circulation rapide de rumeurs et de contenus trompeurs, susceptibles d’affecter la cohésion sociale.
À l’issue de la session, les participants ont intégré le réseau national de jeunesse vérificateurs soutenu par le Sahel Institute. Ils sont appelés à agir comme des relais locaux pour la diffusion d’une information fiable et la promotion d’un dialogue apaisé au sein des communautés.
Cette initiative bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires internationaux, dont le Royaume-Uni au Mali, International IDEA, ainsi que les ambassades d’Allemagne, des États-Unis, des Pays-Bas et du Danemark. Des organisations africaines, telles que le Ghana Center for Democratic Development (CDD-Ghana) et Yiaga Africa, soutiennent également le projet.
Dans le nord du Mali, et particulièrement à Tombouctou, les promoteurs du programme estiment que l’implication de la jeunesse constitue un levier essentiel pour faire face aux défis liés à la désinformation et renforcer le vivre-ensemble.
S. F
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