Après le parachèvement du scrutin présidentiel, l’Union africaine dit être disposée à réévaluer sa position vis-à-vis de la République de Guinée. Le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, a réaffirmé la disponibilité de l’organisation régionale à accompagner le pays dans la consolidation de la démocratie et de l’État de droit.
Dans un communiqué rendu public, Mahamoud Ali Youssouf a salué le chemin parcouru par la Guinée depuis l’avènement de la transition en 2021. Il a renouvelé la « totale disponibilité » de la Commission, ainsi que celle de l’Union africaine, à poursuivre son soutien à Conakry, notamment pour le raffermissement de l’unité nationale, de la paix et de la stabilité.
Le parachèvement du scrutin présidentiel constitue, aux yeux de l’organisation continentale, une étape clé. Il ouvre désormais la voie à l’examen d’un éventuel retour de la Guinée au sein de l’Union africaine, dont elle avait été suspendue à la suite du coup d’État de septembre 2021.
Tenant compte de l’évolution du processus politique, le président de la Commission a appelé l’Union africaine et la communauté internationale à procéder à une évaluation globale de la situation dans le pays. Une démarche qui pourrait, selon lui, déboucher sur la levée des sanctions toujours en vigueur.
« Tenant compte du chemin parcouru par la République de Guinée depuis l’avènement de la transition en 2021, le président de la Commission exhorte l’Union africaine et la communauté internationale à faire une évaluation de la situation en République de Guinée et à envisager la levée des sanctions qui pèsent sur le pays, afin de créer les conditions favorables à la mise en œuvre de la feuille de route visant la refondation de l’État et sa modernisation pour le bien-être du peuple guinéen », a déclaré Mahamoud Ali Youssouf.
Dans la continuité de cet appel, le chef de l’organe exécutif de l’UA a exhorté l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels guinéens à privilégier le dialogue et la concertation. Il a aussi insisté sur la nécessité de recourir aux voies légales pour la résolution des différends, afin de parachever le processus de transition.
Ce processus doit, selon l’Union africaine, se conclure par l’organisation d’élections législatives, sénatoriales et locales « inclusives et apaisées », condition essentielle pour une normalisation complète de la situation politique du pays et son retour durable au sein des instances continentales.
Madani Diarra
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