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Fête de la Tabaski : Atmosphère cosmopolite au grand marché de bamako

À deux jours de la fête, c’est la course contre la montre pour faire les derniers achats. Le grand marché de la capitale gouille de monde.

Les personnes mal intentionnées se mélangent souvent à la foule Ce jeudi 6 juillet, il est 11h à la place Dabanani dans le grand marché de Bamako.

Presque tous les passages sont obstrués par les commerçants et/ou les usagers de la route. Impossible de se frayer un chemin sans faire le forcing et se faire bousculer. Tout le monde est pressé : commerçants, clients, conducteurs de voitures, charretiers, batteurs de tam-tam. Ça gronde partout. Normal, parce que c’est la dernière ligne droite avant la fête de l’Aid El Kebir, communément appelée la fête de Tabaski ou la fête du mouton. C’est la course contre la montre pour faire les derniers achats. Dans cette atmosphère cosmopolite, il y a également des gens mal intentionnés, c’est-à-dire des voleurs. Pour eux aussi, la fête est l’occasion de «faire de bonnes affaires».

Ainsi, à chaque bousculade, des voix s’élèvent : «faites attention à vos poches et sacs, il y a des voleurs partout». Assises devant leurs marchandises, des commerçantes chantent et dansent, des hauts résonnent partout. «Venez par-là, il y’en a pour toute la famille», lance une vendeuse de vêtements d’enfants alors que sa voisine entonnait : «kèmè woro, kèmè woro (3000F cfa, ndlr), ça c’est pour jolie, il y’en a aussi pour Papou». Soudain, les agents de la mairie surgissent. C’est le sauve qui peut pour les commerçants qui occupaient la voie publique. Malgré leur promptitude et la complicité de certains commerçants, les agents municipaux parviennent à saisir quelques marchandises.

Vêtu d’un pantalon jean et d’une chemise bleue, Mamadou Traoré vend des vêtements d’hommes (jeans, chemises, body et t-shirt). «Jusque-là, le marché était morose, mais depuis deux jours, on constate une effervescence. Ces deux derniers jours, j’ai vendu une trentaine de complets, tous âges confondus», confie le jeune commerçant, en précisant que les prix varient de 4000 à 10.000Fcfa. Comme Mamadou Traoré, Sadio Kouyaté, est également vendeuse de vêtements. «Les prix des complets d’enfants oscillent entre 4.000 et 12.500 Fcfa. Cette année, l’atmosphère est loin de celle de l’année. Les clients répètent en longueur de journée qu’il y a crise et qu’ils n’ont pas d’argent.

Ce n’est vraiment pas la grande affluence», se désole notre interlocutrice. Et Sadio Kouyaté de renchérir : «Le Mali n’est pas le seul frappé par la crise, je viens de séjourner dans un pays voisin, là-bas, c’est pire. Je pense que la crise est mondiale, on va faire avec». Dans le magasin de Moussa Camara, un groupe de femmes est arrêté au comptoir et discute avec le commerçant grossiste. L’une d’elles, Fatoumata Sacko, est venue chercher deux complets d’enfants. «Les t-shirts coûtent 3000Fcfa et les pantalons 2500Fcfa mais je peux vous donner le complet à 5000Fcfa», leur dit le commerçant. Le groupe de femmes qui avait, semble-t-il, fait le tour de quelques magasins, acquiesce et se faufile entre les autres clients.

«De tous les magasins que nous avons visités, c’est le moins cher», témoignera Fatoumata Sacko, après avoir acheté ses deux complets. Interrogé sur le comportement du marché, Moussa Camara dira que l’affluence n’est pas comme celle de l’année dernière, mais le commerçant dit s’attendre à une évolution positive de la situation au fur et à mesure que l’on se rapprochera de la fête.

Source : l’Essor

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